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Samedi 19 et dimanche 20 septembre 2009, la Phonogalerie s’est associée comme en 2008  aux Journées Européennes du Patrimoine dans le 9ème arrondissement. C’est dans le cadre du lycée Edgar Quinet, 63 rue des Martyrs, qu’une petite exposition retraçant les grandes lignes de l’évolution de la technologie liée à la reproduction du son a été organisée

Présentée de façon chronologique en 2008, la grande histoire des machines parlantes et des supports enregistrés associés a été cette année l’objet d’une nouvelle approche.

Edison Class M (dictaphone). Ce type d’appareil électrique à courant continu a vu le jour en 1889 pour un usage professionnel dans les bureaux. Le modèle présenté ici est de 1891, destiné à l’enregistrement de messages ou de discours d’une durée maximum de 2 minutes sur un cylindre en cire. Le cylindre enregistré était alors expédié au destinataire qui pouvait le lire sur une autre machine, instaurant ainsi un nouveau mode de communication. Une fois le message écouté par le biais des écouteurs, le destinataire pouvait transcrire par écrit ce message sur une machine à écrire standard. Le cylindre pouvait alors être raboté et donc réutilisé pour un nouveau message.

Le Lioretgraphe numéro 2. Le Lioret n° 2 de 1895 correspond à une évolution réelle de la technique. Henri Lioret est le premier français à avoir conçu en 1893 un phonographe à cylindres. Constatant la fragilité des cylindres en cire, il fut le premier a utilisé la celluloïd, incassable, pour les enregistrements. L’utilisation des cylindres en celluloïd, si elle ne permettait plus comme la cire auparavant, d’enregistrer soi même le son, rendait néanmoins l’usage des cylindres plus facile. Notons que les cylindres en général ont connu une durée de vie assez longue : de 1889 à 1925. Cet appareil fait partie de la collection du lycée Edgar Quinet.

Amet – USA – 1892. Cet appareil américain est le premier à utiliser un moteur mécanique à ressort. Le modèle présenté, équipé d’une galerie de 18 écouteurs, permettait à 18 personnes l’écoute simultanée d’un cylindre.  Ce type d’appareil, présenté au grand public lors de foires, a rendu les machines parlantes très populaires et a fait prendre un tournant décisif à celles-ci qui seront désormais  principalement faites pour le divertissement. Charles Pathé en 1893 a tout de suite compris l’intérêt de ce type d’appareil. Il en a acquis un, l’a exploité comme forain puis en a vendu avant de les fabriquer lui-même.

Pathéphone modèle S – 1910. Fabriqué en France par la société Pathé Frères, cet appareil permettait de sonoriser des lieux de divertissement. Il a, comme tous les appareils Pathé, la particularité d’avoir une lecture verticale des disques, le bras de lecture se déplaçant du centre vers l’extérieur, à l’inverse de ce qui se faisait à l’époque. Il faut également remarquer que cet appareil pouvait lire des disques de grande taille (50cm de diamètre) à une vitesse de 130 tours/minute qui permettait d’obtenir un son plus fort. A noter le meuble de rangement de disques qui lui était associé.

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Edison Opéra – 1911. Cet appareil construit par la société Edison (USA) fait partie du haut de gamme des machines proposées à cette époque pour un usage privé. Le pavillon en bois est remarquable et offre la possibilité de s’orienter sur lui-même de 360°. Les cylindres ont une durée de 4 minutes et sont en celluloïd, donc beaucoup moins fragiles que les autres. Leur production ne prendra fin qu’au milieu des années 1920. A noter le meuble vendu en option avec l’appareil et ses 6 niveaux de rangement pour un classement efficace.

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« Le professeur inlassable » de l’Ecole Internationale – 1912. Cet appareil était destiné à l’enseignement des langues vivantes étrangères. Ici à disques, il avait été précédé par des appareils à cylindres. La bonne prononciation et le bon accent pouvaient ainsi être appris facilement. Il était aussi interactif, pour employer un langage moderne, puisqu’il autorisait aussi l’enregistrement et permettait ainsi des comparaisons utiles  au progrès de l’enseignement de la langue choisie.

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Journées Européennes du Patrimoine

19 & 20 septembre 2009 – Lycée Edgar Quinet Paris 9ème

Samedi 20 et dimanche 21 septembre 2008, la Phonogalerie s’est associée aux Journées Européennes du Patrimoine dans le 9ème arrondissement. C’est dans le cadre du lycée Edgar Quinet, 63 rue des Martyrs, qu’une petite exposition retraçant les grandes lignes de l’évolution de la technologie liée à la reproduction du son a été organisée

De l’appareil à feuille d’étain jusqu’aux appareils lisant les fichiers MP3, ce sont les principales évolutions de la technologie de restitution du son enregistré qui seront évoquées.

Passons ces quelques étapes en revue en décrivant les appareils qui seront présentés.

Le « Tinfoil« , ou appareil à feuille d’étain, inventé par Thomas Edison en 1877, est le premier du genre. La copie présentée à l’exposition est celle d’un appareil datant de 1878 fabriqué par E. Hardy à Paris. C’est sur ce type de machine que l’on a pu pour la toute première fois, non seulement enregistrer, mais restituer le son. Cette technique à feuille d’étain qui restait assez aléatoire tant pour l’enregistrement que pour la restitution du son n’a pas connu de développement et n’a duré qu’une dizaine d’années. La fragilité du support – une simple feuille d’étain – la rendait peu fiable.

Le « Lioretgraphe » numéro 2 de 1895 exposé correspond à une évolution réelle de la technique. Henri Lioret est le premier français à avoir conçu en 1893 un phonographe à cylindres. De plus, constatant la fragilité des cylindres jusqu’alors en cire, il fut le premier a utilisé la celluloïd, incassable, pour enregistrer la musique sur les cylindres. L’utilisation des cylindres en celluloïd, si elle ne permettait plus comme la cire auparavant, d’enregistrer soi même le son, rendait néanmoins l’usage des cylindres plus facile. Notons que les cylindres en général ont connu une dure de vie assez longue : de 1889 à 1925.

Le gramophone exposé est une invention d’Emile Berliner, également inventeur du disque. Ce gramophone de 1898 correspond à une nouvelle étape significative dans l’évolution des machines parlants puisque l’on y utilise un disque plat. A l’époque, la vitesse de rotation des ces disques allait de 78 à 130 tours par minute, alors que les cylindres tournaient eux à une vitesse de 120 à 220 tours par minute. Les premiers disques (1890) étaient en guttapercha puis en ébonite.

Le mange-disques présenté illustre l’utilisation d’un nouveau type de disque : le microsillon. Apparu aux USA en 1948 et en Europe en 1953, le microsillon devait connaitre un succès phénoménal. Fait en vinyle, le microsillon a une capacité de stockage bien supérieure aux anciens disques 78 tours et a ainsi permis une large diffusion des oeuvres. Des simples deux morceaux – un sur chaque face – des disques 78t, on est passé à 6 par face sur les disques vinyle. L’apparition du vinyle correspond également à la période de libération de la jeunesse des années 60 qui en a fait une utilisation extensive. La vitesse de rotation des ces disques en vinyle était de 16, 33 ou 45 tours par minute.

La bande magnétique fait son apparition dans le commerce pour le grand public dans les années 1960. Le magnétophone Geloso présenté ici date lui des années 1970. L’utilisation de la bande magnétique présentait pour le public deux avantages majeurs : d’abord la possibilité d’enregistrer soi même le son mais aussi de mettre cette bande magnétique sous forme de cassettes très facilement transportables et peu fragiles. Ces dernières ont d’ailleurs connu un succès planétaire notamment par le biais de leur utilisation dans les radiocassettes et Walkman des années 1980.

En 1983, le lancement du Compact Disc, le CD, par Sony a pris petit à petit la place du microsillon pour ses capacités de stockage jusqu’à l’arrivée des fichiers numériques MP3 et les disques durs des ordinateurs .

Peu importent les supports, peu importe la technologie, la musique ne cessera jamais
de nous transporter et de nous faire rêver .